Être aux abois

L'expression prend très tôt le sens figuré que l'on connaît : être réduit à la dernière extrémité, faute de ressources. Paul vialar raconte dans La Chasse : « L'animal est sur ses fins.
On le sait par les chiens, d'abord, et souvent pour l'avoir aperçu, recru, malmené, au bout de ses forces, tirant la langue, portant la hotte, les membres raidis, ses articulations enflammées ne répondant plus et le faisant trébucher sur quelque obstacle. »
Quelques minutes encore, et les chiens le rattrapent, s'accrochent à lui : « Parfois il leur tient tête et demeure ainsi, dressé encore, aux abois devant eux, fier et digne et sachant que ses derniers moments sont arrivés, capables encore de découdre quelque attaquant d'un coup d'andouiller. »