Jeter son dévolu (sur un bien)

Pour en tirer bénéfice 
On appelait bénéfice ou bienfait un domaine concédé par le roi ou un seigneur à un de ses sujets. 
De la même manière, les gens d'Église pouvaient se faire concéder un bénéfice ecclésiastique. Il s'en faisait même un trafic. Les princes vendaient au plus offrant les évêchés, les abbayes, les cures... Il arrivait que certains prêtres soient déclarés indignes ou incapables. 
Le droit canon autorisait dans ce cas que soit jeté un dévolu sur leurs prébendes et bénéfices. La nomination du successeur était dévolue au pape (du latin devoldere, dérouler, transmettre). Pour prendre la place d'un collègue, certains allaient jusqu'à l'accuser auprès du Saint-Siège de simonie, de trafic de sacrements. 
On comprend pourquoi jeter son dévolu sur, c'est plus que choisir : c'est manifester la prétention d'obtenir quelque chose.


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