Baal

Serveurs hypocrites de la divinité. 
NT - Livre des Juges, livre 2, verset 11



Baal-Zebud, Belzébuth

ou Baal-Zebud
Dieu d'Eqron, prince des démons
Baal-zéboul, le seigneur-prince était le dieu cananéen d'Eqron, sans doute un dieu de l'orage, dont le titre était devenu nom. Baal-Zébub, le seigneur des mouches, est une déformation intentionnelle et péjorative du nom. Le NT comprendra Baal-Zéboul comme le seigneur du fumier (zâbal) et en fera le prince des démons. 
La tradition française l'a déformé en Belzébuth.
AT - Livre des rois, versets 1, 2, 3, 6 et 16



Babylone

La Babylone moderne, la grande prostituée
Bab-ili (la porte de Dieu), ville mésopotamienne sur l'Euphrate connue depuis le XXIIIe siècle av. JC, devient la capitale d'un vaste empire qui devait durer quinze siècles, avec des alternances de périodes fastes et de déclins.
Elle fut particulièrement florissante sous le règne d'Hammourabi, au XVIIIe siècle et sous Nabuchodonosor, au VIe siècle. C'est à cette époque que les Hébreux y furent emmenés en esclavage : l'épisode, célèbre (Nabucco de Verdi) a nourri comparaisons et allusions. 
La ville, abandonnée vers 300 av. JC, est le parangon de l'exil ou de la corruption. Dans l'Apocalypse, elle désigne cryptiquement Rome, la grande ville corrompue par les plaisirs matériels.
Babylone, quoique disparue, a continué à symboliser l'ennemi de la nation hébraïque, d'où le proverbe Sion pleure quand Babylone rit...


Baiser de Judas

Geste d'affection cachant une intention sournoise
C'est au domaine de Gethsémani que Judas salue Jésus d'un baiser qui était en fait un signe de reconnaissance pour les soldats venus l'arrêter.
On s'est interrogé sur la nécessité de ce signe pour un homme aussi public que le Christ. Peut-être y a-t-il un rappel de l'AT : Digne de confiance est l'ami qui blesse, mais un ennemi prodigue les baisers. Mais c'est surtout le symbole du geste d'amour, du baiser sacré censé donner la paix, pour la trahison suprême qui a frappé. On l'a aussi rapproché du baiser de paix que les chrétiens se donnaient à la messe. Jadis, on l'omettait les trois derniers jours de la semaine sainte en souvenir de la trahison.
On a pourtant pu voir dans ce baiser un acte de réconciliation. Judas qui souhaitait conserver à la mission du Christ le caractère d'une rébellion contre Rome, aurait cru que son maître, acculé par la dénonciation, aurait dit oui à la résistance et se serait enfui. La passivité de Jésus aurait été la fin du rêve de Judas, qui n'avait plus qu'à demander pardon de sa trahison. Hypothèse séduisante, mais indémontrable... NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 26, versets 48 et 49


Bâtir sur le sable

Se lancer dans une entreprise ambitieuse dont les bases ne sont pas solides, échafauder des hypothèses sans fondement
Celui qui entend les paroles du Christ et les pratique bâtit sur la roche ; mais s'il ne les pratique pas, il bâtit sur le sable.
Jésus dénonce par là tous ceux qui se recommandent de lui mais qui n'appliquent pas son enseignement ; le jour venu, il les renverra.
Pour le repos de bien des chrétiens, il vaudrait mieux oublier ce passage...
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 7, verset 26



Bâton de Moïse

Le bâton, le rameau, la verge d'Aaron, de Moïse
Attribut du commandement et du pouvoir magique
Il s'agit là du bâton de commandement des patriarches qui est la houlette du berger, et l'attribut du chef de clan dans les populations nomades.
Sceptre des rois, crosse des évêques, baguette du magicien (ou du chef d'orchestre !), il restera le symbole du pouvoir qu'il est depuis la Genèse. C'est aussi le symbole du royaume et de la tribu (en hébreu, shêbèt signifie à la fois bâton et tribu. Le bâton de Moïse est celui d'Elohim, il se change en serpent pour convaincre les Hébreux de la mission de Moïse, engendre les dix plaies d'Egypte, ouvre la Mer Rouge, fait jaillir l'eau du rocher du désert. Peut-être indique-t-il l'eau comme une baguette de sourcier ?
AT - Livre des Nombres, livre 17, versets 16 à 26 NT - Épître des Hébreux, livre 9, verset 4


Bâton de vieillesse

Soutien physique ou moral, matériel ou spirituel, d'un homme vieilli
Lorsque Tobit envoie son fils Tobias rechercher de l'argent laissé en dépôt, sa femme lui reproche d'avoir laissé partir le baculum senectutis nostrae, devenu virga manus nostrae (bâton de notre main) dans la Vulgate actuelle.
AT - Tobit, livre 5, verset 18



Benjamin

La coutume de donner à l'enfant nouveau-né le prénom de so rang dans la famille a perduré avec Benjamin qui désigne le cadet de la famille, et d'une manière plus générale, les jeune générations.
Benjamin était le fils de Jacob et de Rachel, l'épouse préférée dont il causa la mort. Il fut d'autant plus cher à son père qu l'appela Binyâmin, le fils de la droite. Dans le contexte biblique il s'agit d'un nom de bon augure, que l'on pourrait traduire pa fils du bonheur. Jacob l'avait choisi à la hâte pour conjurer le mauvais augure du nom donné par Rachel mourante à son fils : Bénoni, fils de ma peine.
Peut-être s'agit-il du nom donné à l'ancêtre éponyme de la tribu de Benjamin, qui aurait été ainsi nommée parce qu'elle s'étai établie au sud des autres tribus d'Israël, et en regardant vers l'est, les fils de la droite étaient en effet les fils du Sud. 
AT- Genèse, livre 35, versets 16 à 20, et verset 24


Bible

Le grec biblon (du nom de Byblos qui contrôle le commerce du papyrus égyptien) signifiait coeur du papyrus et par extension livre. Dans l'AT, c'est encore un substantif ordinaire : livre de la Loi, livre de Moïse... Mais l'emploi absolu se trouve déjà dans Daniel (9,2), où il désigne probablement les livres prophétiques (au pluriel biblia).
C'est sur ce neutre pluriel que l'on forma le féminin singulier bible, qui désigne les deux Testaments dès le IIe siècle (saint Jean Chrysostome).
Par extension, il désigne aujourd'hui un livre de référence, dans lequel tout s'y trouve et retrouve — sauf vous, complètement perdu !!!


Bienheureux les pauvres en esprit

« Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient » : telle est la première des huit Béatitudes évoquées par Jésus dans le Sermon sur la montagne.
Formule proclamant le bonheur de ceux qui savent renoncer librement aux biens terrestres, donc, et souvent prise ironiquement... Disons que ça laisse quelque espoir aux plus démunis, parce que se défaire de son esprit n'est pas forcément un choix dans cette société du spectacle... n'est-ce pas ? La pauvreté intérieure serait supérieure encore à l'idéal franciscain. Il faudrait arriver à ne rien vouloir, ne rien savoir, pas même accomplir la volonté de Dieu, et parvenir ainsi à se libérer de Dieu et de toutes ses œuvres que Dieu lui-même, s'il veut opérer dans l'âme, devienne le lieu où il veut opérer... L'enseignement de maître Eckhart (XIII-XIVe siècles, la grande période du mysticisme) fut condamné en 1329, hors ce sermon (52).
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 5, verset 3


Boire le calice jusqu'à la lie

La coupe d'amertume
Subir l'adversité jusqu'au bout ; s'emploie lorsqu'on se croit arrivé au terme de ses peines et qu'un rebondissement imprévu vient les prolonger.
La coupe est l'image traditionnelle de la colère de Yahvé. Le calice (calque du latin calix) est déjà une épreuve pénible, mais s'il faut en plus en boire la lie, ce résidu amer qui s'est déposé au fond, le châtiment est absolu ! C'est celui, en tout cas, que réserve le Dieu d'Israël, aux méchants. On confond aujourd'hui ce calice avec celui dont se plaignait le Christ au mont des Oliviers. Confusion entretenue par l'usage exclusivement liturgique du calice (au sens propre : vase où l'on consacre le vin de la messe) qui, sans renvoyer à ce passage, semble faire de la coupe d'amertume une allusion au NT. 
AT - Psaumes, livre 75, verset 9


Bon pasteur, bon berger

Homme dévoué jusqu'à la mort
Le Bon Pasteur est celui qui donne sa vie pour ses brebis, à l'opposé du berger mercenaire qui fuit devant le loup. Il désigne le Christ par opposition aux prêtres de l'ancienne Loi.
L'image du roi-pasteur est fréquente dans l'Orient ancien.
Les pharaons du Nouvel Empire se disent aussi pasteurs de leur peuple. La royauté sacrée des Assyro-Babyloniens se définit pareillement. Dans le code d'Hammourabi (prologue) est le premier titre que revendique le roi ; de même, dans l'épilogue, Hammourabi se vante de s'être bien acquitté du pastorat que lui avait donné Marduk.
NT - Évangile selon saint Jean, livre 10, verset 11
AT - Livre d'Ésaïe, livre 40, verset 11 ; Livre de Jérémie, livre 2, verset 8 ; livre 10, verset 21 ; livre 23, versets 1 à 3 ; Livre d’Ézéchiel, livre 34, versets 11 à 16 et 23



Bon Samaritain

Personne qui se dévoue pour son prochain
La parabole du Bon Samaritain introduit une nuance à l'amour évangélique du prochain : « Qui est mon prochain ? » demande un légiste à Jésus.
Celui-ci évoque alors le voyageur dépouillé par des brigands, et laissé blessé sur la route. Un prêtre puis un lévite s'en écartent, tandis qu'un Samaritain le secourt, l'emmène dans une auberge et paie son hébergement. « Lequel des trois à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme qui était tombé sur les bandits ? Le légiste répondit : C'est celui qui a fait preuve de bonté envers lui. Jésus lui dit : Va et toi aussi, fais de même. »
Le prochain n'est donc pas celui que l'on respecte parce qu'il respecte la loi, mais l'étranger que l'on n'a pas choisi, qui est arrivé par hasard, mais qui nous a sauvé la vie.
La parabole est une pierre dans le jardin de ceux qui font passer le devoir avant la charité.
Il serait cependant regrettable d'en faire une restriction à l'amour évangélique, puisque le pardon des offenses invite à aimer le prêtre et le lévite aussi bien que le Samaritain.
NT - Évangile selon saint Luc, livre 10, versets 30 à 37


Bouc émissaire

Celui que l'on charge de tous les torts, à qui l'on fait porter la responsabilité pour les autres
Une fois par an, le jour des Pardons, les prêtres doivent faire disparaître toute impureté de la communauté d'Israël en transférant les fautes sur un bouc que l'on chasse du troupeau afin qu'il les emporte vers une terre stérile. Deux boucs sont présentés à Yahvé ; le sort désigne celui qui appartient à Dieu et doit être sacrifié, et celui appartient à Azazel (hébreu 'azazêl, force de Dieu, nom donné au bouc émissaire). L'animal n'est donc pas mis à mort mais exilé et la malédiction de la terre retombe sur un sol déjà aride. Son sort n'est peut-être pas plus mal que celui du bouc qui sera sacrifié à Yahvé...
Cette expression biblique est une des plus employées car elle correspond malheureusement à un phénomène social des plus répandus. 
Il y a plusieurs espèces de boucs émissaires. La situation de base est celle d'une communauté coupable dans sa totalité et qui, pour ne pas porter sa responsabilité, la délègue à l'un de ses membres qui paiera pour tous les autres. Mais cette culpabilité peut être réelle ou supposée. Comment dès lors désigner le bouc émissaire ?
Ce peut être le plus faible, ou mieux un authentique criminel, même si sa faute n'a pas de rapport évident avec le mal encouru. Une simple tare physique ou morale qui dénonce déjà un membre de la communauté comme mal aimé de Dieu peut désigner sans risque d'erreur la victime idéale : les borgnes, bossus, roux, gauchers et idiots de village en savent quelque chose... Très prisées aussi pour tenir ce rôle, les minorités ethniques ou sociales (juifs, Francs-maçons, homosexuels, travailleurs immigrés...). 
Plus simple et expéditif, désignons nos ennemis personnels ! Nec plus ultra, enfin : celui qui réunit deux ou trois de ces péchés originaux.
Nos sociétés évoluées n'ont bien sûr plus de tels dérivatifs à la mauvaise conscience collective, mais on recourt volontiers aux boucs émissaires lorsqu'un groupe social défini a commis une faute bien réelle.
La multiplicité des expressions pour désigner le phénomène (porter le chapeau, refiler l'ardoise<, soupape de sécurité, fusible...) est en soi révélatrice. Le bouc émissaire est alors une façon de conforter le pouvoir en place, qui n'a plus à craindre de répondre de ses actes s'il a pris la précaution de multiplier les relais de responsabilité.
Et n'est-ce pas pratiquement le cas à l'échelle de tout un peuple lorsqu'il pouvait acheter son innocence au prix d'un bouc ? 
AT - Lévitique, livre 16, versets 8 à 10 et 20 à 22



Brebis égarée

Homme qui s'écarte des comportements sociaux habituels et qu'une bonne âme ramène dans le droit chemin
Le pasteur se réjouit davantage pour une brebis égarée et retrouvée que pour le reste du troupeau.
La parabole apporte la même leçon que celle de l'enfant prodigue.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 18, versets 12 à 18 ; Évangile selon saint Luc, livre 15 ; première Épître de Pierre, livre 2, verset 25


Calvaire

Épreuve particulièrement longue et pénible
Calvaire est la traduction latine de l'hébreu
Golgotha, et l'allusion a le même sens, mais s'emploie comme nom commun quand Golgotha est resté un nom propre.
Le Calvaire désigne aussi une représentation du martyre de Jésus, et notamment les croix ornées de Bretagne.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 27, verset 33 ; Évangile selon saint Marc, livre 15, verset 22 ; Évangile selon saint Jean, livre 19, verset 17


Capharnaüm

Endroit où des objets sont entassés dans le plus grand désordre ; Confusion, brouhaha
D'après la prophétie d'Ésaïe, le pays de Zabulon, Capharnaüm, verrait apparaître une grande lumière : il était donc normal que Jésus y habitât.
Plusieurs épisodes du NT y sont situés ; celui qui a pu en faire un synonyme d'amas hétéroclite correspond sans doute à un des sommets de la prédication du Christ : toute la ville, dit Marc, était rassemblée devant chez lui, de sorte qu'il n'y avait plus de place, pas même devant sa porte. La foule fut un moment si nombreuse que Jésus et ses disciples passèrent sur l'autre rive de la mer.
Le mot cependant, n'est entré dans la langue que par un jeu de mots sur l'ancien français cafourniau, débarras obscur. 
NT - Évangile selon saint Marc, livre 2, verset 2


Cèdre du Liban

Symbolise le luxe, la beauté, la force
Les cèdres du Liban étaient réputés dans tout le monde antique. Dans la Bible, ils sont surtout connus pour avoir servi à la construction du Temple et de la maison de Salomon. Ils incarnent la beauté et le luxe : Son visage est comme le Liban, remarquable comme les cèdres, dit la Sulamite du Bien-aimé du Cantique.
Ils représentent l'homme orgueilleux qui s'est élevé et que Yahvé abaissera, aussi bien que le juste ferme dans sa foi pour Yahvé. Comme ils restent toujours verts et semblent vivre longtemps, ils symbolisent l'immortalité. Ezéchiel en a tiré une image du Messie à venir et c'est peut-être par lui que le cèdre du Liban a pénétré l'imaginaire chrétien.
AT - Premier livre des Rois, livre 5, verset 20 ; livre 7, verset 2 et suivants


Chair de ma chair

Enfant
Cette fois, celle-ci est l'os de mes os et la chair de ma chair, ainsi Adam salue-t-il la Femme tirée de sa côte, selon la tradition yahviste.
Cependant, les secrets de l'opération originelle ayant été égarés, on ne désigne plus ainsi que les enfants ou, au figuré, une création à laquelle on tient particulièrement.
AT - Genèse, livre 2, versets 21 à 24



Chaque chose en son temps

Conseil de modération
Dans la philosophie pessimiste de l'Écclésiaste, le temps de l'homme, limité, s'oppose au temps de Dieu, perpétuel. 
AT - Qohéleth (Ecclésiaste), livre 3, versets 1 et suivants ; livre 3, verset 17


Chemin de croix

Passage douloureux, au propre comme au figuré, persécution subie
L'expression ne figure pas dans le NT, mais utilise deux images fréquentes, celle de la vie considérée comme un chemin et celle des épreuves assimilées à la croix que l'on porte derrière le Christ. Le chemin de croix est un exercice de méditation devant les quatorze stations rappelant la montée du Christ au Calvaire.


Cheval de bataille

Sujet favori sur lequel on revient constamment et que l'on défend avec acharnement
Plus tard, on s'inspirera de l'appellation enfantine dada pour signifier la même chose, car qu'est-ce qu'un dada sinon une marotte ? Bon, et le rapport avec la Bible dans tout ça ? Yahvé fera son cheval de bataille (littéralement, cheval d'honneur à la guerre) de son troupeau, le peuple de Juda, délaissant les pasteurs (ceux qui vont à cheval) contre lesquels sa colère s'est enflammée. Les guides du troupeau (les bergers mais aussi les boucs) désignent-ils les dirigeants d'Israël et de Juda, ou ceux des nations voisines, que promet de désigner le Seigneur ? La prophétie, ajoutée tardivement à celles de Zacharie, rappelle l'élection des deux tribus (Israël et Juda), mais contient également des anathèmes contre le mauvais pasteur qui délaisse son troupeau. Il est donc difficile de trancher. 
AT - Livre de Zacharie, livre 10, verset 3


Cœur de pierre

Dépourvu de la moindre sensibilité, de la plus petite parcelle d'humanité, car seul celui qui s'est endurci dans le péché a un cœur de pierre.
AT - Psaumes, livre 7, verset 10 ; livre 17, verset 3 ; livre 26, verset 2 ; Livre de Jérémie, livre 11, verset 20 ; livre 17, verset 10 ; livre 20, verset 12
NT - Apocalypse, livre 2, verset 23




Colosse aux pieds d'argile

Se dit de quelqu'un dont la force n'est qu'apparente
Le colosse aux pieds d'argile, c'est le rêve de Nabuchodonosor interprété par Daniel. Le roi a vu une statue immense dont la tête était d'or, la poitrine et les bras d'argent, les reins et les cuisses de bronze, les jambes de fer, les pieds de fer et d'argile. Une pierre suffit à pulvériser les pieds et la statue d'écroula. Selon Daniel, le roi est la tête d'or ; les royaumes qui suivront seront successivement d'argent, de bronze, de fer ; le dernier royaume sera un royaume divisé (de fer et d'argile), à la fois fort et faible.
On voit dans ces quatre royaumes les royaumes babylonien, mède, perse, grec, romain. Le cinquième est celui d'Alexandre (ou l'Empire romain), divisé par ses successeurs et en guerre permanente. 
Sa division annoncerait la fin des royaumes terrestres et la pierre qui abat le colosse fonderait un cinquième royaume spirituel.
Mais on ne peut manquer de faire le rapprochement avec les quatre âges (or, argent, bronze, fer) qui, dans la mythologie antique, symbolisaient la décadence progressive du monde, à laquelle correspond une vision pessimiste de l'histoire comme déclin.
La conception chrétienne aura au moins le mérite d'inverser progressivement cette vision. La révélation et la résurrection du christ ne peuvent qu'être un progrès. L'histoire sera donc divisée en trois âges : l'ancienne loi, avant notre ère ; l'âge du Christ, dans lequel nous vivons ; le règne de l'Esprit, qui viendra dans un monde spirituel.
Ce cadre nouveau ne contredit pas l'ancien : le progrès entre les deux premiers âges est uniquement spirituel, et le monde matériel continue bien à vieillir et à empirer. Mais ce déclin est souhaitable, puisque ce n'est qu'à la venue de l'antéchrist et à l'anéantissement du monde matériel qu'adviendra le règne de l'Esprit.
L'apocalypse n'est donc pas une catastrophe, mais une nécessité pour échapper à la matière. Dans cette optique, le progrès matériel (donc social) est une entrave à la venue d'un monde meilleur, parce que spirituel... 
AT - Livre de Daniel, livre 2, versets 31 à 35


Combat avec l'ange

L'ange est avant tout un enfant charmant qui, devenu adulte, s'appelle désormais archange, mais n'en demeure pas moins tout aussi charmant.
Plus sérieusement, ange, au sens propre, signifie envoyé, messager, d'où l'expression complète ange du Seigneur, ange de Dieu.
Parfois considéré comme fils de Dieu, voire fils des dieux, l'ange peut être un simple porte-parole ou porter la désolation (ange exterminateur), donner la protection (ange gardien)...
Dans le sens originel, il peut y avoir bien entendu des anges de Satan ou de l'abîme, comme il y a des anges de Dieu. La hiérarchie céleste ne sera définie que par le pseudo-Denys l'Aréopagite (V-VIe siècle) : archanges et anges y occupent les deux dernières places... 

L'ange gardien est le compagnon personnel de chaque homme qu'il exhorte au bien quand son mauvais ange le pousse au mal. Cette image populaire n'apparaît pas telle quelle dans la Bible.
L'existence d'un bon ange qui veille sur un élu à une période critique de sa vie est cependant postulée par l'histoire de Tobias, fils de Tobit, que Raphaël guidera dans son voyage. La notion d'ange protégeant un homme particulier est rare dans l'AT où l'on préfère celle de l'ange protecteur de tout un peuple. Dans le NT, il semble admis que certaines personnes aient leur ange. Aucun concile n'a cependant défini l'existence de ces anges gardiens, mais pour les théologiens, nier une croyance tellement universelle serait une erreur, sinon une hérésie.
AT - Genèse, livre 16, verset 7



Comme la prunelle de ses yeux

Représente ce qui est le plus précieux
La valeur symbolique de l'oeil dans les mentalités primitives du Proche-Orient va au-delà de l'organe sensoriel : plus que l'oreille ou le nez, l'œil participe à la lumière, en même temps qu'il révèle le monde intérieur.
La prunelle qui réagit aux émotions en est tout la partie la plus précieuse.
AT - Deutéronome, livre 32, verset 10, Proverbes, livre 7, verset 2 ; Livre de Siracide, livre 17, verset 21


Comme un seul homme

Avec un bel ensemble, ce qui ne signifie pas pour autant en tenue de gala !!!
Bon, plus sérieusement : Comme dans toute société patriarcale, les valeurs viriles sont exaltées dans la Bible, et les termes généraux, homme, fils, sont nécessairement masculins.
L'expression comme un seul homme a dans la Bible exactement le même sens qu'aujourd'hui, tout en étant cependant presque toujours réservée à des troupes armées pour le combat et se mettant en route avec un ensemble terrifiant. Les troupes faibles et mal organisées sont plutôt comparées à des femmes en travail...
AT - Livre des Juges, livre 20, versets 1 à 8 ; Premier livre de Samuel, livre 11, verset 7 ; Livre de Jérémie, livre 6, verset 23 ; livre 50, verset 42 ; Livre de Néhémie, livre 8, verset 1


Comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes

Mère poule
Image de la protection maternelle.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 23, verset 37 ; Évangile selon saint Luc, livre 13, verset 34


Comprenne qui pourra

Souligne ironiquement une pensée confuse, autrement dit, comment brouiller les piste, et faire croire que nos pensées confuses sont trop élevées pour être appréhendées par le commun des mortels... si c'est pas le comble du snobisme, ça !
En fait, le Christ ne s'adresse qu'à ceux capables de décrypter ses paraboles.
À noter qu'il peut être dangereux de parler par énigmes lorsque l'on a acquis une certaine notoriété, car cela peut mener à de bien cruels quiproquos... Comprenne qui pourra est la devise des pédants ignorants. L'ambiguïté est la cuirasse du doute ; l'hermétisme, celle de la banalité. 
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 19, verset 12


Connaître au sens biblique

Avoir des rapports sexuels
Oui mais dit comme ça, ça perd de son innocence, la métaphore est tellement plus poétique : L'homme connut Eve, sa femme. Elle devint enceinte, enfanta Caïn....
La double acception des verbes signifiant connaître est commune aux langues sémitiques. A noter que le verbe peut être employé pour les deux sexes : les filles de Loth n'on pas connu d'hommes. Il ne s'agit donc pas de considérer la femme comme un objet (de connaissance) dont s'emparerait l'homme.
Il y a sans doute dans cet emploi métaphorique le souvenir d'une initiation par la sexualité : L'accession au monde adulte est également une initiation à la vie sociale, à une conscience qui élève l'homme au-dessus de la condition de la bête, et une initiation à la mystique. La malédiction de la chair que l'on trouve dès l'AT a occulté ce mysticisme sensuel et obligé les exégètes à des acrobaties mentales pour réintégrer dans la nouvelle morale les livres sensuels comme le Cantique des Cantiques... 
AT - Genèse, livre 4 verset 1


Côte d'Adam

Allusion à la création de la femme
Femme, épouse, moitié
Deux traditions qui semblent contradictoires et qui sont simplement juxtaposées rendent compte de la création de l'homme. Selon la tradition élohimiste, dieu a créé l'homme à son image et les (sic) a faits mâle et femelle. Selon le Yahviste, yahvé-Elohim créa Adam seul mais lorsque l'homme eut finit de nommer les animaux, on s'aperçut qu'il n'y en avait aucun qui lui ressemblât et qui put lui servir d' aide. Le Seigneur Dieu fit tomber dans une torpeur l'homme qui s'endormit ; il prit une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le Seigneur Dieu transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena. Présentée à Adam, la femme fut agréée comme chair de sa chair et nommée femme, littéralement hommasse. 
Les deux récits sont-ils contradictoires ? Les références d'Adam à une femme antérieure font penser qu'il y aurait eu deux créations de la femme, une égale de l'homme et l'autre tirée de lui.
Une tradition qui n'a rien de biblique voit en cette première femme Lilith, qui aurait refusé de s'accoupler avec Adam sur le dos et se serait enfuie avec Satan pour aller régner sur les Enfers...
D'autres y voient deux stades de la même tradition, spirituelle puis matérielle, ou en référence à l'androgyne platonicien (ce que contredit le pluriel les), une création en deux stades : Adam/Eve aurait été séparé pour se servir de compagne à soi-même. En hébreu comme en latin, côte et côté sont homonymes et Dieu aurait pu faire la femme en enlevant un côté (une moitié) à Adam.
De cette conception nous est restée l'habitude de désigner notre épouse par le terme ma moitié.
Bien sûr, l'histoire de la côte est plus poétique ! Tirer la femme de la tête l'aurait rendue orgueilleuse ; de l'œil, coquette ; de la bouche, cancanière ; des pieds, coureuse ; des mains, voleuse... il aurait opté pour l'organe le plus modeste, la côte (treizième du côté droit) couverte même quand l'homme se tient debout ; et pourtant, la femme est...



Couronne d'épines

Supplice de martyr, symbole de la violence policière — si si !!!
Après la condamnation, Jésus fut abandonné aux soldats qui le flagellèrent, le revêtirent de pourpre, le couronnèrent d'épines, lui mirent un roseau à la main et se prosternèrent ironiquement devant lui en le saluant : « Bonjour, Roi des Juifs. » 
Chez Jean, l'épisode précède la condamnation : lorsque la foule eut préféré Barrabas à Jésus, Pilate fit déguiser celui-ci en roi de carnaval. L'humiliation serait alors une tentative d'apitoyer la foule et d'éviter la condamnation à mort.

Mais les Juifs, en accusant Jésus de s'être dit fils de Dieu, profèrent une accusation de blasphème, plus grave que celle de sédition. S'il faut en croire la relique de Notre-Dame de Paris, achetée par Saint Louis en 1239, et pour laquelle fut édifiée la Sainte-chapelle, la sainte couronne était de joncs entrelacés de jujubier.
De nombreuse épines sont vénérées partout en Europe. 
NT - Évangile selon saint Marc, livre 15, verset 17 ; Évangile selon saint Jean, livre 19, verset 2 


Créer, modeler, façonner à son image

Ce qui n'indique pas forcément un manque d'imagination ou pire un ego sur-dimensionné, il s'agit de Dieu, quand même ! il pouvait bien se le permettre !
Dieu créa l'homme à son image, dit la Genèse... Au sixième jour de la création est ainsi couronnée l'oeuvre divine : l'homme hérite de Dieu l'autorité sur les autres animaux, une partie de son pouvoir (c'est Adam qui nommera les animaux) et peut-être, dans le projet initial, l'immortalité, ou du moins, dans les exégèses, celle de l'âme.
Le passage est important, puisqu'il fonde l'anthropocentrisme de la création et qu'il permet d'opposer au Dieu créateur de l'homme les dieux créés par l'homme à son image ! Comment éviter cependant l'anthropomorphisme ? 

Deux récits de la création se suivent dans la Genèse : le premier (élohiste) raconte comment l'homme mâle et femelle, a été créé à l'image de Dieu : il s'agirait de l'homme immatériel, dont l'intellect, l'âme et, avant la chute, l'immortalité, ont quelque chose de divin ; dans le second récit (yahviste), Adam est façonné de terre et Ève tirée de sa côte : il s'agit ici de la création matérielle, celle du corps. Telle est en tout cas l'explication de Philon d'Alexandrie. Saint Paul prenait l'expression plus littéralement, mais ne voyait que dans le mâle l'image de Dieu : la femme n'était que la gloire de l'homme et c'est pour cela qu'elle devait rester voilée... 

À noter aussi que l'anthropomorphisme est une croyance ancienne et n'est pas limitée à la Bible : les Métamorphoses d'Ovide affirment elles aussi que le Créateur modela l'homme à l'image des dieux, maîtres de l'univers, ainsi le même rapport est souligné entre les pouvoirs octroyés à l'homme et son origine divine.
AT - Genèse, livre 1, verset 27 ; Livre de Siracide (Ecclésiastique), livre 17, verset 3



Crier sur les toits

Proclamer partout
Ainsi Jésus définit-il la tâche de ses apôtres : Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière et ce que vous entendez à l'oreille, criez-le sur les toits (praedicate super tecta). Il ne faut pas oublier que dans les pays méditerranéens, les toits plats servent de terrasses ; l'image est donc d'un enseignement qui sort de l'ombre de la maison et qui se répand en pleine lumière sur les hommes.
La symbolique de la lumière s'est estompée dans les régions moins favorisées par le soleil et dans une époque plus sensible aux tours de Babel... On a retenu les toits pour leur élévation qui permet à l'orateur de se faire entendre au loin.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 10, verset 27



Croiser les bras

Geste du paresseux ou de l'inoccupé (ou exercice psychomoteur, mais ça ne rentre pas dans le cadre de cette explication...)
Les bras croisés marquent aussi bien l'opposition, et a fortiori la non-communication, le geste est négatif, significatif d'un refus (de travailler ou de communiquer). Les bras croisés s'opposent en cela aux bras largement ouverts, nettement plus accueillants...
Dans le proverbe biblique, il semble que les bras croisés soient l'attitude normale de l'homme couché pour dormir : Jusqu'à quand, paresseux, resteras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? Un peu de sommeil, un peu de somnolence, un peu croiser les bras en te couchant, et comme un rôdeur viendra ta pauvreté, et ton indigence, comme un homme armé. 
AT - Proverbes, livre 6, verset 10 ; Livre de l'Écclésiaste, livre 4, verset 5


Croquer la pomme

Fruit défendu ; Péché originel
Thématique souvent utilisée dans un sens sensuel, la pomme peut s'interpréter métaphoriquement aussi comme les seins... Mais elle est avant tout le fruit de l'arbre de la connaissance, même si chaque peuple lui en préférait d'autres : la figue eut les honneurs de la Grèce et de l'Italie, l'orange en Italie, le raisin en Bourgogne et en Champagne, la cerise en Ile-de-France.
À noter que la feuille de vigne ou de figuier a servi également à revêtir Adam et Eve... Mais la pomme est resté le fruit défendu par excellence, ce qui peut se justifier par un phénomène linguistique : en effet, le sens du terme pomum (latin vernaculaire) qui désignait tout fruit à pépin s'est peu à peu restreint à la pomme. un jeu de mot analogue peut expliquer le choix du pommier (malus) pour incarner l'arbre mauvais (malus) !
AT - Genèse, livre 2, verset 17 ; livre 3, versets 1 à 7


Déluge (antédiluvien)

Cataclysme, destruction du monde par les eaux ou, au figuré, pluie violente, ou encore : grande quantité
Lorsque les hommes commencèrent à se multiplier, Dieu se repentit de les avoir créés : ils sont chair, donc faiblesse ; leurs filles tentent les anges et menacent donc le règne de l'esprit. Dans un premier temps, Yahvé se contente de limiter leur vie à cent vingt ans. Mais devant la malice de l'homme, il se résout à le supprimer, et tous les animaux avec (allez, zouh ! pas de détail !). En l'an six cent de la vie de Noé, au deuxième mois, au dix-septième jour du mois, ce jour-là tous les réservoirs du grand Abîme furent rompus et les ouvertures du ciel furent béantes. Il fallut une année entière pour que cesse le Déluge et que la terre soit sèche. 
On a longtemps rapproché le Déluge biblique du déluge babylonien rapporté par la XIe tablette de l'Epopée de Gilgamesh.
Le polythéisme permet de lever la contradiction entre la décision de tuer tous les hommes et celle de sauver Noé... L'historicité du Déluge semble démontrée depuis que les archéologues en ont trouvé trace dans une couche sédimentaire stérile, malgré les querelles sur l'interprétation de ce diluvium. 
Mais les explications continuent à se contredirent, certaine, minimaliste, voulant que les Babyloniens aient gardé le souvenir d'une crue exceptionnelle et dévastatrice du tigre et de l'Euphrate. Mais la présence du déluge dans les mythologies les plus variées à travers le monde, a fait pensé à une inondation générale dont tous les peuples auraient conservé la tradition. 
Dans cette hypothèse, il reste à déterminer les causes de cette inondation : fonte rapide des glaciers ? déplacement de l'axe des pôles ? raz de marée consécutif au choc d'une météorite, dix mille ans avant notre ère ?
Pour la psychanalyse, ces mythes concordants ne seraient que la traduction d'une même préoccupation : le mythe du déluge serait celui de l'exposition de l'enfant et de la seconde naissance, Noé correspondrait ainsi à Moïse confié aux flots (les eaux amniotiques) dans un coffre (image de l'utérus gravide), pour échapper à la colère du père. 
Symboliquement, le Déluge a pu être comparé au baptême du monde, qui se lave de ses péchés dans les eaux de l'abîme. Il correspond toujours à la prise de conscience d'une faute ou d'une erreur et à une rupture dans l'ordre du monde. L'homme prend enfin sa place, son âge (et c'est aussi la fin des patriarches qui vivaient neuf cents ans), sa taille (il n'y a plus non plus de géants : à ce propos, les ossements des dinosaures furent d'abord pris pour ceux des géants antédiluviens...). 
Quelle que soit la forme du cataclysme, il reste  l'expression de l'apaisement du monde après la  formidable anarchie des premiers âges. 
AT - Genèse, livres 6 à 8



Démon de midi

Poussée sensuelle qui affecte l'homme vers la cinquantaine. À cette occasion, on parle aussi de tentation du diable...
En fait, l'homme confiant en la Providence, dit le texte des Psaumes, ne craindra ni la terreur de la nuit, ni la flèche qui vole au grand jour, ni la peste qui rôde dans l'ombre, ni le fléau qui ravage en plein midi.
Les Septante ayant lu shêd (démon), au lieu de yâshûd (qui dévaste), la démonologie s'enrichit dans les versions grecque et latine primitive, d'un nouveau diablotin, ce daemonium meridianum qui fit son nid dans la Vulgate jusqu'au XVIIIe siècle. Si dans le texte hébreu, la maladie qui dévaste à cette heure semble être l'insolation (le fameux coup de bambou ? hum... d'après l'Encyclopédie du Jardin : « Le bambou est une monocotylédone appartenant à la famille des graminées (= poaceae) : une herbe en somme, bien que certaines espèces dépassent les 30 mètres de haut... » mais encore : « D'une hauteur allant de quelques dizaines de centimètres à plusieurs dizaines de mètres selon les variétés, d'aspect et de couleurs variés, elle est en général fistuleuse, c'est-à-dire creuse, mais séparée par des cloisons au niveau des nœuds qui en fait une série de tubes fermés. Au niveau de ces noeuds, des bourgeons se développent et se transforment en branches, divisées en ramuscules qui portent les feuilles. Les feuilles contribuent à l'aspect décoratif des bambous par leurs formes et leurs couleurs variées. La vitesse de croissance des bambous géants peut être spectaculaire, jusqu'à 1 m par jour dans de bonnes conditions !... » hum-hum ! ça ne vous rappelle rien ? si, quand même... mais bon, ce n'était qu'une parenthèse sans grand rapport avec notre sujet, juste pour rire !!!), on attribua au démon de midi le regain d'activité sexuelle qui saisit le mâle au midi de sa vie, lorsque la peur de l'impuissance lui fait brûler d'un coup ses dernières réserves. 
AT - Psaumes, livre 91, verset 6